Au premier trimestre 2026, la Côte d’Ivoire enregistre 1 214,2 milliards FCFA de recettes fiscales. Concrètement, il s’agit de l’argent que l’État collecte à travers les impôts et taxes.
Le montant reste en dessous de la barre fixée à 1 332,6 milliards FCFA. L’écart atteint 118,4 milliards FCFA, soit ce qui manque pour atteindre l’objectif. Le taux de réalisation est de 91,1 %.
Ces données ont été présentées le 17 avril 2026 par le directeur général des impôts, Ouattara Sié Abou, lors d’un atelier bilan.
Une hausse notable sur un an
D’abord, les recettes progressent nettement. Les chiffres ont augmenté de 106 milliards FCFA par rapport à la même période en 2025.
Cela correspond à une hausse de 9,7 %. Autrement dit, l’État encaisse plus d’impôts que l’an dernier. Ensuite, cette évolution montre que le système fiscal tient le cap.
Même avec des difficultés, les rentrées d’argent continuent d’augmenter.
Des leviers déjà en place
Plusieurs éléments expliquent cette dynamique. Premièrement, la digitalisation avance progressivement. Les démarches deviennent plus simples pour les contribuables.
Deuxièmement, les procédures sont plus rapides. Troisièmement, les opérations sont mieux suivies.
En parallèle, les services fiscaux récupèrent davantage les impôts non payés. Certaines mesures fiscales commencent aussi à produire des effets.
Des difficultés persistantes
Mais des obstacles freinent encore la collecte. D’abord, la réforme des impôts fonciers tarde à être appliquée. Cela réduit les recettes attendues.
Ensuite, des problèmes techniques compliquent le travail. Des coupures d’électricité sont signalées. Ainsi, les systèmes informatiques connaissent des pannes.
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Par ailleurs, certains impôts rapportent moins que prévu. C’est le cas de la TVA, payée sur les achats, et des impôts liés aux salaires.
Des ajustements en cours
Face à ces limites, des actions sont en cours. Les autorités poursuivent la digitalisation. Les réformes doivent avancer plus vite. Le recouvrement des impôts reste une priorité.
Une ambition relevée pour le prochain trimestre
Pour le deuxième trimestre 2026, les attentes sont plus élevées. La Direction générale des impôts vise 1 775,4 milliards FCFA.
Un objectif important, car ces recettes restent essentielles. Elles permettent de financer les routes, les écoles, les hôpitaux et les dépenses publiques du pays.
Eirena Etté















